Mon premier brevet de 300 kilomètres


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Vélo, coups de coeur

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Après avoir effectué le brevet des 200 km au départ de Bron sur un parcours assez accidenté, je me suis lancé sur les 300 Km au départ de Cuzieu sur un parcours présentant moins de dénivelé.

Néanmoins, il convenait de franchir les Monts dU Lyonnais pour atteindre la vallée de la Brevenne en passant par Duerne (cité qui accueillit quelques meetings du Cycliste à l'initiative de Vélocio). Après le premier contrôle auprès d'une maison de la presse à l'Arbresle, la route nous conduisait dans la vallée d'Azergues avant d'escalader le col des Echarmeaux et de plonger vers Chaufailles où devait être valider le second contrôle.
J'en ai profité pour prendre une boisson gazeuse rafraichissante auprès d'un bar et pour faire remplir mon bidon.

A partir de Chaufailles, la route vers Marcigny et le Donjon se révèle beaucoup plus valonnée avec de nombreuses petites côtes qui deviennent d'autant plus difficiles que la température grimpe elle-aussi.

Le contrôle dans le bourg du Donjon est une nouvelle occasion de se désaltérer dans un bar. Avec un groupe de cyclistes qui m'ont rejoint alors que je faisais remplir mon bidon, je mange quelques provisions pour affronter la suite du parcours.
Comme le groupe a tendance à prolonger la pause je reprend la route avec un compagnon qui est contraint de faire demi-tour lorsqu'il se rend compte qu'il a oublié son casque. Je me dis que je retrouverai cette compagnie dans les kilomètres à venir.
Avant d'amorcer le changement de direction vers Montaiguet en Forez, je vérifie que la route correspond bien à celle prévue par le circuit mais il faut continuer encore un peu avant de prendre le chemin du retour.
Après plusieurs kilomètres et pendant un nouveau plein du bidon, je vois passer un groupe que je prend pour mes compagnons de repas. Puis je rejoins l'homme qui avait oublié son casque car il a pris la première route en direction de Montaiguet. Il m'indique que le groupe qui vient de le dépasser est constitué d'autres randonneurs.

Nous nous séparons à nouveau à la faveur d'une ascension un peu plus sévère nous promettant de nous retrouver au prochain contrôle. Mais à Renaison, je me retrouve avec le nouveau groupe dans un bar où le patron a pris l'habitude de tamponner les cartes de route des randonneurs puisque plus d'une cinquantaine de cyclistes lui ont déja demandé ce service dans la journée.
Cette fois, je décide de ne plus prendre de boissons gazeuses qui ont du mal à passer.

Comme le temps devient menaçant, je décide de reprendre la route sans m'attarder mais je ne reçois que quelques gouttes.
De belles côtes doivent encore être escaladées avant d'attendre Boen pour le dernier contrôle avant les derniers kilomètres à travers la plaine du Forez. La pause de Boen est bienvenue pour soulager un fessier qui commence à devenir douloureux.

Finalement, j'arrive juste avant la nuit à Cuzieu en ayant pris soin d'enfiler la chasuble fluorescente et d'allumer le feu arrière pour signaler ma présence aux automobilistes.

Je n'ai pas ressenti de fatigue particulière le lendemain puisque j'ai pu réaliser les travaux de jardinage que j'avais programmé !
Et le moral était bon grâce à la lecture récente de la biographie de Vélocio et l'exemple de ses longues sorties jusqu'à 40 heures.

Je me suis attaché aussi à respecter quelques préceptes de l'Ecole Stéphanoise dictés par Vélocio :

  • Haltes rares et courtes, afin de ne pas laisser tomber la pression,
  • Repas légers et fréquents : manger avant d'avoir faim, boire avant d'avoir soif,
  • Ne jamais pédaler par amour-propre...

J'envisage maintenant de tenter de boucler le brevet de 400 km. Cela m'obligera à rouler un peu de nuit mais ne consommera pas 2 journées. Je suis d'autant plus confiant qu'une part importante du parcours sera commune avec celui que je viens de réaliser.